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La contre-offre : accepter ou refuser?

Imaginons la situation suivante : vous êtes à l’emploi depuis un moment, relativement à l’aise dans le poste que vous occupez. Curieux de nature, vous êtes tout de même à l’affût des opportunités dans votre domaine. C’est alors que, sans que vous vous y attendiez, on vous propose l’emploi auquel vous avez toujours rêvé.

Après une série de rencontres et un moment de réflexion, votre décision est prise : vous ferez le saut pour profiter de cette belle opportunité. Lettre de démission en main,  vous annoncez la nouvelle à votre employeur. Et là, surprise! Ce dernier, désirant vous garder dans son équipe à tout prix, prend les grands moyens et vous fait une contre-offre. Vous voici maintenant dans une situation – admettons-le – inconfortable. Que ferez-vous?

La contre-offre vue par l’employeur

Que ce soit par une augmentation salariale, des avantages sociaux bonifiés, une promotion ou des responsabilités supplémentaires, la contre-offre peut se présenter sous plusieurs formes, la raison première étant bien sûr d’assurer la rétention de l’employé. Pour un employeur, il est difficile de voir partir un membre-clé de l’entreprise, surtout lorsque ce dernier a développé des liens solides avec la clientèle, les collègues et les patrons. De plus, des efforts, du temps et de l’argent ont été investis dans son développement professionnel.

Accepter la démission d’un employé pour un employeur, c’est aussi le début d’un processus de recrutement afin de le remplacer. Il s’agit d’intégrer une nouvelle personne à l’équipe, ce qui engendrera des coûts, en argent et en temps.

Les conséquences possibles

Selon les spécialistes, une grande proportion des gens ayant accepté une contre-offre finissent tout de même par quitter leur emploi dans les six à douze mois qui suivent. En effet, accepter une telle proposition peut s’avérer lourde de conséquences à court et à long terme.

D’abord, il faut prendre conscience que la relation employeur-employé s’en trouvera ébranlée. Les choses changeront-elles vraiment grâce à l’ultimatum donné par l’employé? Sera-t-il toujours à l’aise de faire une demande particulière à son patron ou se rappellera-t-il qu’il a fait preuve de flexibilité? Ensuite, il faut savoir que la contre-offre peut parfois servir, pour l’employeur, de délai afin de trouver le temps nécessaire pour recruter un remplaçant.

À plus long terme, on peut constater un impact sur la relation de l’employé avec ses collègues. Tôt ou tard, la nouvelle se propagera à l’interne, ce qui provoquera de possibles réactions. Le fait qu’une personne ait voulu quitter peut être interprété par les autres employés comme un manque d’appartenance; ce sentiment sera d’autant plus intensifié si ce manque de loyauté semble être « récompensé » par l’employeur, alors que leur dévouement constant reste sous silence.

Maintenant, que faire?

L’heure est au bilan. Tout d’abord, rappelez-vous du motif principal de votre départ : était-ce une insatisfaction au niveau du salaire, un désaccord avec la gestion de l’entreprise? Vous sentiez-vous vraiment à l’aise dans votre emploi? Quels sont vos projets futurs? Il est important de bien peser le pour et le contre de chacune des options se présentant à vous. En étant conscient des conséquences positives et négatives possibles, il vous sera plus facile de faire un choix éclairé. Notre conseil : restez vous-même, et soyez certain de prendre une décision avec laquelle VOUS serez à l’aise.

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